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29 juillet 2026

Retraite annuelle 2026

Sous le baobab de la grâce : les FMA AFO entrent dans l’école de la sainteté salésienne

Cotonou, Centre Brésillac – Les Filles de Marie Auxiliatrice de la Province Mère de Dieu (AFO) ont ouvert leur retraite annuelle 2026 dans un climat de silence, de prière et de fraternité au Centre Brésillac, animé par les Pères SMA. Commencé dans la soirée du 27 juillet, ce temps privilégié de ressourcement spirituel s’est ouvert par une célébration introductive préparée par la communauté de Cotonou.

Réunies ensuite dans la salle de conférences, les participantes ont accueilli le prédicateur de la retraite, le Père Franck Ametepe, qui a donné le ton de ces huit jours de grâce. À partir d’une évocation de l’histoire du baobab, il a proposé une image forte : s’asseoir sous « le baobab de la grâce », symbole du Christ lui-même, pour y déposer fatigues, peines et préoccupations. Cette invitation conduit chacune à passer du « faire » au « naître », en redécouvrant son identité profonde dans le Seigneur.

Le prédicateur a ensuite présenté le thème qui guidera la retraite : « À la suite de saint François de Sales, la spiritualité salésienne comme chemin de vie, d’éducation et de mission en Afrique de l’Ouest. » Pour vivre pleinement cette expérience spirituelle, il a souligné trois attitudes essentielles : le silence extérieur et intérieur, l’ascèse numérique ainsi que la vérité et la docilité du cœur, sans oublier l’esprit de fraternité et de bienveillance qui doit accompagner chaque participante.

La journée du 28 juillet s’est ouverte avec une première méditation consacrée à « L’appel universel à la sainteté dans le quotidien ». S’appuyant sur l’ouvrage Introduction à la vie dévote de saint François de Sales, le Père Ametepe a développé le sous-thème « De Mornèse à l’Afrique de l’Ouest : la sainteté des petites choses et du cœur joyeux ».

Son enseignement a invité les sœurs à une conversion authentique, en laissant derrière elles les attitudes qui freinent la croissance spirituelle. Il a rappelé que chacune est appelée à devenir sainte selon sa vocation, son histoire et ses particularités. La sainteté, a-t-il souligné, se construit dans la fidélité aux gestes ordinaires accomplis avec un amour extraordinaire. Chaque chemin est unique, marqué à la fois par des richesses et des fragilités que Dieu transforme en lieu de grâce.

Après un temps de méditation personnelle, les retraitantes se sont retrouvées pour la célébration eucharistique, point culminant de la matinée.

Dans l’après-midi, la seconde conférence portait sur « La joie comme critère de discernement spirituel et de sainteté ». Le prédicateur a montré que la joie est le reflet de la qualité de notre relation avec le Seigneur : là où demeure l’Esprit Saint, la joie devient un véritable style de vie. Il a insisté sur le fait que la joie salésienne est avant tout théologale, signe de la présence de Dieu dans le cœur d’une personne consacrée.

Dans cette perspective, il a exhorté les sœurs à cultiver une douceur qui rayonne, ainsi qu’une miséricorde concrète dans les relations fraternelles. « La plus grande force est celle qui sait faire miséricorde », a-t-il rappelé, invitant chacune à faire de la charité fraternelle un témoignage vivant de l’Évangile.

La journée s’est poursuivie dans le silence de la méditation personnelle avant de s’achever par un temps d’adoration devant le Saint-Sacrement, laissant les participantes entrer plus profondément dans ce chemin de sainteté, de joie et de renouvellement intérieur.

Rédaction FMA AFO

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