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15 juillet 2023

Lettre à un ami(e) n°7 : Ne te décourage pas

Cher jeune, Chère jeune,

Je suis contente de te rejoindre pour te saluer et te dire courage. Aujourd’hui, je te propose de réfléchir sur ce thème «  Ne te décourage pas ».

Quelquefois, peut-être tu ne t’irrites pas contre toi-même à cause de tes incapacités, difficultés, insuccès ; mais tu te décourages.

Si un devoir, un travail n’a pas réussi tu dis : « C’est inutile, je ne réussirai jamais ». Si après avoir bien étudié une leçon tu ne la sais pas, tu dis : « Ça suffit, je n’étudierai plus ». Si l’on te fait un petit reproche, tu n’as plus le courage de continuer. Tu prends un engagement avec ferveur et tu voudrais bien le réaliser tout de suite ; peut-être voudrais-tu te faire sainte, sainte en une semaine. Tandis que … « C’est inutile, j’en suis toujours au même point », et tu ne veux plus rien faire. Le pire arrive si tu t’engages dans un apostolat. Tu commences avec enthousiasme… puis, cette personne ne t’écoute pas, un autre te tourne en dérision, la troisième te dit : « Laisse-moi en paix ! ». Et toi, tu es par terre, tu te décourages ; il te semble que tout est inutile, tu n’as plus le goût de continuer. Crois-moi : ceci est probablement une de tes plus grandes faiblesses. Si tu ne domines cela, pas tu n’arriveras sur ce point, jamais à rien.

Les entreprises de Dieu sont des choses sérieuses et grandes. Elles requièrent la lutte, le sacrifice, la constance ; elles sont faites pour les âmes fortes et courageuses, non pour les enfants faibles et inconstants qui, à la première difficulté, pleurnichent et s’arrêtent.

Si tu veux que Dieu puisse se servir de toi et réaliser en toi l’idéal que, pour toi, de toute éternité il a rêvé, lui, le Tout-Puissant, tu dois te rendre capable de dominer ce découragement qui, dans les difficultés et les revers, te paralyse.

Dieu réalisera en toi son chef-d’œuvre en t’employant « comme tu es », comme il t’a créé, avec tes limites et tes déficiences, mais aussi avec tes nombreuses et bonnes qualités que tu ignores peut-être encore et que tu n’as pas valorisées pleinement.

De même dans le bien à faire dans le monde, ta situation doit être celle où tu te trouves et non une autre ; seule celle-ci est faite pour toi, celle dans laquelle le Seigneur t’a placée.

Vois-tu, c’est lui l’Artisan de tout, tu es seulement sa collaboratrice, son collaborateur. Ne sois pas pressée de voir le résultat : c’est lui qui te le donnera, quand il croira. C’est certain, parce que c’est lui le Tout-Puissant. Il est seulement nécessaire que tu n’arrêtes pas de lutter, et que tu fasses tout ton possible, avec paix.

Pense que Laura a travaillé et souffert toute sa vie pour la conversion de sa maman. Elle faisait de très durs sacrifices, elle priait sans cesse, elle l’entourait de son très tendre amour, la suppliait, elle attendait, elle espérait en toute occasion et toujours inutilement.

C’est seulement au moment de la mort que sa sublime mission eut un couronnement splendide ; sa maman eut la force de se libérer de son esclavage avec Manuel Mora et retourna à Dieu dans une conversion totale, définitive, héroïque. Mais que serait-il arrivé si Laura avait perdu courage, si elle s’était arrêtée avant le temps ?

REFLECHIS SUR CES PAROLES

« Avec Dieu, je ferai des prouesses » (Psaume 107)

Source : Luciana d’Auria, fma, Moi ou aucun autre. En route avec Laura Vicuña, ELLE DI CI, Torino 1989

Sr Pascaline AFFOGNON,

Sœur Salésienne de Don Bosco