Close

10 mars 2020

La centralité de la dimension sociale et culturelle dans le développement humain

Erikson fait partie de la tradition psychanalytique, mais son attention, à la différence de Freud, est centrée sur le Moi et le Soi conscient, plus que sur les pulsions et sur les instincts inconscients. Son intérêt est orienté vers l’étude des influences et des pressions culturelles et sociales auxquelles l’enfant est exposé.  Cela est lié à son expérience personnelle dans le professionnel.   Le présupposé de base de la pensée d’Erikson est que les changements qui adviennent au cours de toute la vie et les comportements des individus ne sont pas aléatoires, mais varient d’un individu à l’autre.  L’auteur, par ailleurs, s’« est intéressé à la partie positive et active de l’individu et à comment

sont organisés l’expérience

et le potentiel humain dans l’environnement partagé, dans un environnement de rencontres sociales significatives.   Il a mis au cœur de sa théorie du développement l’identité, qui constitue la tâche évolutive fondamentale dans la phase de l’adolescence.  Le développement est conçu par lui comme une évolution parallèle et intégrale des processus somatiques, psychiques et culturels et comme la synthèse des identifications infantiles, dans lequel un sentiment de confiance, de continuité intérieure d’autoréalisation se combine avec une vision positive de reconnaissance de telle identité de la part des institutions et de la société d’appartenance.

Dans sa perspective évolutionniste Erikson soutient que l’existence d’un individu dépend toujours et en tout temps de trois processus clés qui peuvent être considérées comme complémentaires les uns aux autres, dans n’importe quel ordre. «Il y a toujours d’abord et avant tout un processus biologique de l’organisation hiérarchique des systèmes organiques qui constituent le corps (soma); il y a aussi un processus psychique qui organise l’expérience individuelle par la synthèse du moi (psyché); et il y a enfin, un processus de nature communautaire dépendante de l’organisation culturelle dans lequel il réalise l’interdépendance des individus (èthos)».  Ces processus constituent une expérience commune à tous les êtres humains.

A suivre…

Sr Judith Ella AGBANGALANON, FMA